Actualités Météo Paris

Fortes chaleurs de la mi-septembre : l'été se prolonge (lun., 16 sept. 2019)
L'été se poursuit officiellement pour quelques jours encore (début de l'automne le 23 septembre). Et il le prouve en cette mi-septembre avec le retour d'un temps très estival marqué par un ensoleilleme optimal mais surtout par la chaleur, et même la forte chaleur ! Températures maximales du 13 au 15 septembre 2019 - Météo-Villes (>>)   Durant quelques jours, la barre des 30°C n'était plus atteinte (où alors très ponctuellement autour de la Corse). La chaleur s'est désormais imposée, depuis le 12 septembre, finissant par s'étendre à de nombreuses régions. Ce dimanche 15 septembre, plus du tiers du territoire a observé une température égale ou supérieure à 30°C.   Ce sont donc des températures digne du coeur de l'été qui se produisent depuis ce week-end, principalement dans la moitié Sud de la France. Entre la vallée du Rhône, l'Allier, mais aussi dans le Centre-Ouest, la barre des 33°C a été dépassée et le classement des plus fortes valeurs de ce mois de septembre a été chamboulé. Sur le réseau des stations principales, les 36.0°C du Luc lors de la journée du 1er septembre restent toutefois inatteignables.     Nous sommes sur certaines régions près de 10°C au dessus des moyennes habituelles pour une mi-septembre. Dans l'Ouest, des records de chaleur pour une seconde décade de septembre (du 11 au 20) ont même été battus durant l'après-midi du dimanche 15.   Quelques records mensuels pourraient être approchés voire battus (Limoges, Lyon, villes Alpines et secteur Languedocien à surveiller), mais la très grande majorité des records de septembre sont nettement plus élevés et ne devraient pas être approchés durant cette nouvelle séquence estivale. Pour information, le record national de chaleur du mois de septembre est de 40.0°C à Ajaccio le 17 septembre 1975. Records mensuels de chaleur en septembre - Météociel   Dès demain, une baisse des températures va s'amorcer au nord de la Loire avec la mise en place d'un vent continental (néanmoins toujours sec). Cette baisse va gagner du terrain de façon très temporaire jusqu'aux régions du Sud, mais où le ressenti restera encore très estival (entre 27 et 30°C). Températures maximales prévues - mardi 17 et mercredi 18 septembre 2019 - Météo-Villes (>>)
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De violents incendies enveloppent l'Asie du Sud-Est dans un nuage toxique (Sun, 15 Sep 2019)
Pourquoi une telle situation? L'origine des incendies se situe dans la forêt tropicale sur Sumatra et Bornéo. Comme depuis de nombreuses années, la déforestation y est intense. Cependant, en raison d'une période plus sèche que la moyenne (en raison d'un épisode El Nino assez prononcé depuis la fin de l'an dernier), ces incendies sont vite devenus incontrôlables par rapport aux moyens du pays. Carte des principales zones incendiées (points chauds) en Indonésie entre le 12 et le 14 septembre - Science-et-Avenir   Pourtant assez riche (16ème PIB mondial en 2017), l'Indonésie ne mets pas les moyens nécessaires pour lutter contre les incendies. 9000 pompiers ainsi que quelques hélicoptères sont déployés pour un total de 328 000ha brulés depuis le début de l'année. Les protections sont dérisoires "Je devrais porter de véritables vêtements de protection mais nous sommes limités en équipement" d'après Darmani, un soldat venu en renfort des pompiers sur l'île de Sumatra pour lutter contre les feux. Avec des masques, des bottes en caoutchouc, et quelques lances à eau, ils partent pour lutter contre des incendies d'une taille inégalée en Europe. Le manque de moyens humain est également signalé "On travaille sans s'arrêter", témoigne Hendri Kusnardi, un pompier sur Bornéo. Certains pompiers sont envoyés sur le terrain presque sans équipement - cette image relayée par Le Figaro montre bien le manque de moyens criant face à la taille des feux   Un brouillard toxique asphyxie les grandes agglomérations Conséquences de la déforestation illégale et à une politique de lutte insuffisante face à ces incendies, la population commence à se plaindre des effets de la pollution sur leur santé. Près de la ville Palangkaraya (dans la partie indonésienne de Bornéo) plus de 10 000 écoles ont été fermées. De nombreux habitants sont évacués face aux risques sanitaires graves que subit la région. Image Antara Foto. Reuters pour Libération   Interrogée par l'Agence France Presse, une habitante placée dans le centre d'évacuation de Banjarmasin (situé à 6h de Palangkaraya) décrit la situation:  "La fumée n'était plus blanche mais jaune [...] On l'a supporté jusqu'ici, même si on avait des maux de tête et qu'on ressentait des nausées. Mais c'est devenu tellement mauvais ces derniers temps que je n'en peux plus. Je n'arrive même plus à respirer de l'air frais" La ville de Sarawak à Bornéo, asphyxiée par la fumée des incendies - prise par Abdul HAKIM pour l'Agence France Presse.   Les incendies touchent également les terres agricoles En raison de la sécheresse persistante, les feux sortent des forêts pour s'étendre dans les zones cultivées. Assez ironiquement cela dit car ces incendies ont été déclenchés pour défricher des terres et les rendre cultivables. De nombreuses plantations de palmier à huile ont ainsi été détruites notamment sur l'île de Sumatra. Plantation de palmier à huile détruite par les incendies - image Wahyudi pour l'Agence France Presse   Vers une réponse politique plus ferme En 2015, de violents incendies avaient déjà touché l'Indonésie. A cette époque, le nuage de fumée avait également étouffé les pays voisins entraînant la mort directe ou indirecte d'environ 100 000 personnes dans toute l'Asie du Sud-Est. Ces évènements avaient alors déclenché une crise diplomatique majeure dans cette région. Ces incendies étant les deuxièmes plus violents après 2015, le gouvernement a choisi d'augmenter les renforts de l'armée auprès des pompiers afin de lutter plus efficacement contre le feu. En 2015, les actions conjointes de la déforestation et d'El Nino ont engendré une crise majeure avec des fumées toxiques recouvrant presque toute l'Asie du Sud-Est. Les incendies avaient alors brûlé 2 600 000ha!    
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Suivi de la sécheresse - point à la mi-septembre (Sat, 14 Sep 2019)
Paris A Paris, la situation est inédite. L'été ne rentre pas dans les périodes sèches (jours de pluie, >1mm/ jour) les plus longues jamais enregistrées mais se trouve être le seul à posséder deux périodes sèches de près d'un mois. Après une période de 27 jours entre juin et juillet, nous arrivons à nouveau à 27 jours aujourd'hui car aucune pluie n'a été relevée sur la ville depuis le 18 août dernier inclus. Compte tenu de l'absence totale de précipitations prévue pour encore au moins une semaine, la période sèche qui court actuellement pourrait tout à fait atteindre celle de 1949 voire celle de 1895 soit une période de retour supérieure à un siècle en saison chaude, si cela se produit.   A Paris, aucune trace de précipitations n'est prévue avant au moins le dimanche 22 septembre 2019 soit encore 7 jours de temps sec au minimum - les pluies de la fin de semaine sont très incertaines car dépendantes d'une tempête tropicale en formation actuellement. Version graphique à retrouver ici >>   Ailleurs en France Une grande partie du territoire est concernée par cette sécheresse, et souvent de façon bien plus intense que Paris. En effet, s'il a plu parfois plus souvent, les cumuls se sont révélés dérisoires et totalement inefficaces. En effet, il est souvent tombé moins de 100mm de précipitations sur tout le trimestre estival (juin-juillet-août), chose habituellement réservée aux régions méditerranéennes Total de précipitations tombées par rapport à la normae sur l'été 2019 - Météo-France   Et, en cette mi-septembre, les pluies demeurent quasi-inexistantes sur tout le territoire à l'exception notable des Pyrénées Orientales et de l'Est de la côte Méditerranéene, en raison d'un épisode pluvieux en début de mois sur ces régions. Ailleurs, d'importantes parties du territoire n'ont toujours pas connu une goutte d'eau durant ce mois. Total de précipitations tombées par rapport à la normae du 1er au 13 septembre 2019 - Météo-France   C'est bien dans le Centre-Ouest et les régions Centrales (Poitou, Charentes, Vendée, Limousin, Centre, Val de Loire, une partie de la Bourgogne) que la situation est la plus critique. En effet, la ville de Guéret habituellement alimentée par une soixantaine de sources situées dans les collines à proximité se retrouve en pénurie d'eau. La base de loisir servira alors de zone de pompage à la ville durant ces prochains jours voire semaines. Cette décision retarde quelques peu la livraison par camion citerne mais la situation demeure tendue. Certains villages sont déjà alimentés par camion-citerne dans le sud de la Corrèze >> Le plateau Haut Barrois est déjà alimenté par camion citerne, d'une capacité de 26m³ - France3 Limousin   Carte des arrêtés de restriction d'eau le 14 septembre 2019 - propluvia   Conseils et information vis-à-vis des réserves en eau douce >>    
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Été 2019 : un record historique de chaleur dans le Monde (Mon, 16 Sep 2019)
Faisant suite au bilan saisonnier à l'échelle nationale (>>), voici désormais le bilan climatique de l'été météorologique 2019 au niveau européen et mondial, se basant sur le communiqué le plus récent du programme européen de surveillance de la Terre Copernicus. Et comme chaque mois, nous semblons nous répéter sur un point : la chaleur prédomine sur le globe ! Après deux mois d'été (juin et juillet) entrés dans l'histoire comme les plus chauds jamais observés dans le monde (>> ; >>), le mois d'août n'a pas suffit à compenser la situation... L'été météorologique (trimestre de juin-juillet-août) est devenu le plus chaud mesuré à travers l'ensemble du globe depuis le début des observations satellites il y a 40 ans ! L'anomalie sur ce trimestre s'élève à +0.546°C au niveau mondial, par rapport à la moyenne établie sur la période de référence (1981-2010). Ceci détrône le record de l'été 2016 d'un peu plus de trois centièmes de degrés (+0.513°C). Anomalie de température sur l'été 2019 par rapport à la moyenne 1981-2010 - ERA-Interim / ECMWF Copernicus CCS   A l'échelle Européenne (périmètre d'étude visible ci-dessus), le bilan est lui auss inquiétant malgré sa position au 4e rang des étés les plus chauds (+1.087°C). Le mois de juin exceptionnel avait réussi à être légèrement compensé par un mois de juillet nettement plus conforme aux moyennes. Le bilan se rapproche toutefois du record absolu de l'été 2010 (+1.332°C). Anomalie de température sur l'été 2019 en Europe depuis 1979 (écart à la moyenne 1981-2010) - ERA-Interim / ECMWF Copernicus CCS   Constatation importante : après un pic historique durant l'année 2016, la température moyenne globale sur la planète semblait repartir à la baisse en 2017 et 2018. Cette année 2019 semble prendre un tout autre chemin avec une tendance qui s'inverse ! Pour ces huit premiers mois de notre année 2019, l'anomalie mondiale est estimée à +0.557°C (par rapport à la moyenne 1981-2010). Pour rappel, l'année 2016 reste à ce jour l'année record en terme de chaleur sur la planète (+0.63°C) suivi de l'année 2017 (+0.54°C) et de l'année 2018 (+0.46°C). En d'autres termes, en l'état actuel des choses, 2019 devrait vraisemblablement se placer au 2e ou au 3e rang des plus chaudes années planétaires. Anomalie de température lissée sur les 12 mois dans le monde et en Europe (écart à la moyenne 1981-2010) - ERA-Interim / ECMWF Copernicus CCS /**/
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Retour des fortes chaleurs : peut-on parler d'été indien ? (Sun, 15 Sep 2019)
Comme annoncé il y a quelques jours (>>), les conditions estivales nous sont promises durant quelques jours. Un retour des fortes chaleurs tout d'abord dans la moitié Sud avant une extension probable jusqu'aux abords de la Seine pour la journée de dimanche. Nous repasserons dès lors très largement au dessus des températures habituelles pour une mi-septembre (parfois entre 8 et 10°C). Des pointes à 33 voire 34°C sont attendues du nord de l'Aquitaine jusqu'au val de Loire, en passant par le Limousin. A partir de mardi, le flux redevientdra septentrional, provoquant un rafraîchissement sur la moitié Nord (qui s'étendra au reste du pays en 2e partie de semaine prochaine). Températures maximales prévues - samedi 14, dimanche 15, lundi 16 et mardi 17 septembre 2019 - Météo-Villes   Avec l'immience de cette nouvelle pulsion chaude, plusieurs médias commence à évoquer le début d'un « été indien ». Mais cette notion est-elle exacte pour cet épisode à venir ? Si cette expression est souvent employée en France, celle-ci n'a pourtant aucun sens en plein mois de septembre. Car si l'été météorologique est terminé (période du 1er juin au 31 août), l'été calendaire et astronomique s'étend quant à lui jusqu'au dimanche 22 septembre inclus. Il serait donc illogique de parler d'été indien avant même la fin de l'été...   Mais il semble nécessaire de comprendre le sens de cette expression. Elle voit son origine outre-Atlantique, plus exactement en Pennsylvanie à la fin du 18e siècle, avant de s'étendre à toute l'Amérique du Nord et notamment au Canada. Dans ce dernier pays, elle correspond à deux paramètres : Les premières gelées de la saison doivent déjà être apparues Les températures doivent dépasser au moins les 15°C durant un minimum de 3 jours Deux critères qui correspondent à une période comprise généralement en octobre et novembre, soit durant l'automne calendaire.   En France, cette notion d' « Eté Indien » a été rendue populaire par la fameuse chanson éponyme interprétée par Joe Dassin en 1975. C'était l'automne Un automne où il faisait beau Une saison qui n'existe que dans le Nord de l'Amérique Là-bas on l'appelle l'été indien   Mais comme Joe Dassin l'explique, ce type de temps n'existe qu'en Amérique du Nord. Car si le Quebec se situe à la même latitude que la France, le climat entre ces deux territoires est pourtant radicalement différent : l'influence continentale nord-Américaine est faite de contrastes saisissants à l'automne, marquées par les premières coulées froides (premières gelées) très hâtives parfois dès le mois de septembre. Exemple de situation d'été indien à Quebec à la fin septembre 2014 - Infoclimat   Sur l'Europe de l'Ouest où le climat est à dominante océanique, les gelées se font de façon bien plus tardive et surtout de manière plus localisée. Pour cette raison, la transposition Française de cette notion veut qu'une simple période douce (20-25°C) après la fin officielle de l'été soit un critère suffisant. Dans la réalité, si l'on veut respecter les véritables critères, nous ne pouvons parler d'été indien tant que les gelées n'auront pas fait leur apparition sur notre pays. Des gelées qui se sont produites sur plusieurs régions (à différencier de gelées ponctuelles et localisées) lors des séquences froides du 10 octobre en 2016, du 30 octobre pour 2017, ou du 27 octobre en 2018.   Si l'on prend quelques exemples, la séquence exceptionnellement chaude de la mi-octobre 2018 qui a été considérée comme période d'été indien au sens français (>>), ne l'est en réalité pas si l'on prend en compte les vrais critères de qualification cités précédemment (car aucune séquence de gelée généralisée observée auparavant). Températures maximales les 12 et 13 octobre 2018 - Météo-Villes   Situation similaire fin septembre/début octobre 2011 avec une vague de chaleur historique (plus de 30°C en Bretagne) mais là aussi aucune séquence froide et étendue ne s'était manifestée avant cet épisode. La notion d'été indien au sens stricte du terme était donc inexacte. Fortes chaleurs en Bretagne début octobre 2011 - Article de presse Le Télégramme (>>)   En terme d'exemple tout à fait adéquat, nous pouvons citer la première décade de novembre 2015 (l'une des plus chaudes jamais observées en France (>>, >>, >>). L'épisode de douceur, voire de chaleur d'une durée de plusieurs jours a fait suite à un pic très frais lors de la mi-octobre (où les premières gelées sont apparues), remplissant les critères de l'été indien. Températures minimales le 16 octobre 2015 et températures maximales le 8 novembre 2015 - Météo-Villes /**/ Eté indien sur la Nouvelle-Aquitaine - novembre 2015 - France 3 (>>) /**/ /**/ /**/ /**/
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Bilan national cartographié d'août 2019 (Sat, 14 Sep 2019)
Si le bilan complet de l'été a été publié (voir notre actualité dédié >>), qu'en est-il exactement du récent mois d'août écoulé ? Quelques éléments de réponse ... Notre été météorologique s'est terminé sur une anomalie de +2.1°C. Ce mois d'août a toutefois été un peu moins torride que les deux mois précédents puisque nous finissons avec une note globale de +1.2°C par rapport à la moyenne sur la période 1981-2010. Si cette valeur présente un écart considérable avec le record inatteignable d'août 2003 (+4.2°C), août 2019 entre malgré tout dans le top 10 des mois d'août les plus chauds depuis 1900 ! Comme sur l'ensemble de l'été, un dégradé Est-Ouest est perceptible : la chaleur a été moins importante en direction de l'arc Atlantique (anomalie souvent inférieure à +1°C) et surtout en direction de la Bretagne (dans le Finistère, Brest est même la seule ville de notre panel a avoir obtenu des températures inférieures aux moyennes, de l'ordre de -0.5°C). A l'inverse, c'est dans la moitié Est que l'écart aux moyennes est le plus important, dépassant par endroit les +2°C (2.4°C à Langres ou encore à Embrun, 2.2°C à Nîmes).     Contrairement au mois de juillet, deux séquences humides notables et bénéfiques se sont produites durant la seconde décade du mois d'août : la première dans le quart Nord-Ouest autour du pont du 15 août (de 20 à 40mm), la seconde autour du 19/20 août avec un front stationnaire des Pyrénées à la Franche-Comté en passant par les Alpes (60 à 70mm en l'espace de 24h, parfois plus de 100mm en 3 jours >>). De fréquents orages se sont également manifestés entre la Haute-Loire et le Rhône, apportant des cumuls très importants (151mm à Saint-Etienne, 104mm à Mâcon, 97mm à Lyon-Bron). Ces deux séquences ressortent nettement dans le bilan... Puisque partout ailleurs, la sécheresse s'est encore aggravée ! Il est souvent tombé moins de 30mm du nord de l'Aquitaine à la Champagne, en passant par le nord de l'Auvergne la Bourgogne et surtout la région Centre (17mm à Bourges, 9mm à Nevers). Près de la Méditerranée, la sécheresse était encore plus remarquable puisque de nombreux secteurs n'avaient reçu aucune goutte durant tout le mois (0mm à Nîmes, Perpignan, Hyères ...).     A l'échelle national, le bilan était nettement déficitaire, autour de -20% par rapport à la moyenne 1981-2010. Les pluies tombées durant la 2e décade ont toutefois permis sur certains secteurs d'atteindre voire de dépasser cette moyenne mensuelle (sud de Midi-Pyrénées,  Bretagne, Pays de la Loire). De la Haute-Loire au sud de l'Alsace, le cumul atteint une fois et demi voire deux fois la normale à la faveur de nombreux orages (+114% à Saint-Etienne). Partout ailleurs le déficit prédomine, souvent compris entre -30 et -50% de l'Aquitaine aux frontières du Nord-Est, et même entre -50 et -80% entre la région Centre et le Limousin. Dans le quart Sud-Est, compte tenu de l'absence totale de pluies, le déficit est parfois total (-100%). ddd Côté ensoleillement, seul le nord de la Bretagne n'a pas réussi à franchir la barre des 200 heures cumulés (192h à Saint-Brieuc, 164h à Brest). Près de la grande bleue, et plus localement sur le nord de Midi-Pyrénées, le total a pu dépasser les 300h, avec un maximum national relevé à Ajaccio (350h). Partout ailleurs, l'ensoleillement a été relativement homogène, souvent compris entre 230 et 270h.   Mais si l'ensoleillement a été plus généreux dans le Sud-Est, il s'agissait tout simplement de conditions habituelles (valeurs quasi conformes aux moyennes, voire localement déficitaires sur les Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence et Haute-Corse). A peine plus de 200h d'ensoleillement dans le quart Nord-Ouest, ce qui reste là aussi assez cohérent pour un mois d'août (entre 0 et +10% d'excédent). Mais sur une large bande s'étendant des Pyrénées au Nord-Ouest, en passant par le Massif-Central, cet excédent devient marqué, compris entre +10 à +25% (+24% exactement au Puy-en-Velay). En terme de bilan national, l'ensoleillement était légèrement excédentaire pour ce mois d'août 2019 d'environ +10%.
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Retour de la pluie dans les régions méditerranéennes (Fri, 13 Sep 2019)
De fortes disparités géographiques Aujourd'hui, la pluie est de retour sur tout l'arc méditerranéen. Après de longs mois de sécheresse, les pluies d'automne étaient très attendues.  Cependant, loin d'être un épisode intense, celui-ci se caractérise par des précipitations plutôt faibles et inégalement réparties sur tout le territoire. Lame d'eau estimée par radar - Infoclimat   En effet, les régions de plaine en basse vallée du Rhône ont pratiquement été épargnées avec des cumuls allant de 0 à 15mm en général, localement 20 en approchant des côtes dans le delta du Rhône. Malheureusement, il s'agit des régions qui ont connu le moins de pluie durant cette période de sécheresse. Entre Nîmes et Marseille ainsi que sur tout le littoral de l'Hérault, aux Pyrénées Orientales, les précipitations ont été dérisoires. > D'une manière générale, l'Ouest de l'arc méditerranéen français (Perpignan-Marseille) a été épargné. Seules les Cévennes et la Montagne Noire ou la chaîne des Albères s'en sortent un peu mieux avec des cumuls allant jusqu'à 30mm en montagne. Orage sur le littoral varois en fin de nuit - les pluies ne tardèrent pas à envahir toute la zone. Image> Janis BROSSARD pour Infoclimat à retrouver ici >>   De l'autre côté , la dégradation a été plus généreuse dans le Var ou les Alpes-Maritimes ainsi qu'à l'Est des Bouches-du-Rhône où les cumulus ont atteint entre 20 et 40mm en général, jusqu'à 50 localement. Les pluies, toujours en cours dans ces secteurs, pourraient devenir assez conséquentes. Là aussi, l'essentiel de l'activité s'est concentrée en mer. Animation radar de 3h du matin à 15h sur la journée du 10 septembre 2019. L'activité faiblit très vite sur l'Ouest de l'arc tandis que les précipitations persistent par retour d'Est entre le Var et les Alpes Maritimes. Images radar - Infoclimat   Des pluies insuffisantes pour contrer la sécheresse Comme nous l'avons vu précédemment, les pluies les plus abondantes se sont produites entre le Var et les Alpes-Maritimes. Malheureusement, il s'agit des deux départements méditerranéens les moins touchés par la sécheresse. Les besoins en eau du Gard, de l'Hérault, du Vaucluse et de l'Aude sont bien plus importants. La carte des arrêtés préfectoraux en matière de restriction de l'usage de l'eau montre bien les zones les plus touchées par la sécheresse. A nuancer toutefois pour les Bouches-du-Rhône qui s'approvisionnent largement dans le Rhône. Cependant, la sécheresse est importante dans l'environnement et menace les écosystèmes (feux, dépérissement) malgré un bon approvisionnement des villes en eau. Carte - Propluvia   En plus des pluies insuffisantes, nous sommes repartis dès demain pour une nouvelle période très sèche et chaude, parfois accompagnée de vent. Les prévisions expertisées par notre prévisionniste pour Marseille soulignent bien ce problème. Cette journée du 10 septembre apparaît comme une anomalie au sein d'un océan de soleil.   Prévisions pour Marseille >> aucune autre pluie n'est attendue avant au moins 7 jours (restant très hypothétique, et isolée sous forme d'averses). La tendance à lonf terme reste toujours aussi désespérément sèche.   Un pic de fraîcheur inhabituel en cette saison Outre le retour des pluies, un autre phénomène s'est fait remarquer aujourd'hui. Le retour du froid! En effet, les pluies se sont produites la plupart du temps en flux de nord avec une masse d'air froid en altitude. Ces deux facteurs ont permis aux températures d'atteindre des niveaux excessivement bas pour la saison jusqu'en bord de mer. A midi, il était fréquemment relevé de +14 à +16°C le long de la Méditerrannée.   Ces valeurs se trouvaient alors de 6 à 10°C sous celles d'hier à la même heure!    
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Retour de la neige dans les Alpes (Thu, 12 Sep 2019)
L'enneigement dans les Alpes françaises Dans ce flux de nord, les Alpes du nord ont été largement favorisées, la limite climatique représentée par une ligne Ecrins-Vanoise ayant été comme souvent respectée. Au nord de cette ligne, les flocons ont été observés parfois jusqu'à 1500m dans le massif du Mont Blanc Lever de soleil à Val d'Isère, 2750m. Image> Skaping   C'est logiquement en Haute-Savoie que les chutes de neige ont été les plus basses en altitude et les plus importantes En ce début d'après-midi, le Mont-Blanc apparaît chargé de neige, il y serait tombé jusqu'à 20cm au-dessus de 2500m. L'important effet de barrage de cette montagne lui donne souvent les cumuls les plus importants de France dans ce type de situation. Le Mont-Blanc ce 9 septembre à midi, communiquée par le Twitter de Combloux. Le glacier de Bionassay, au centre, apparaît entièrement couvert de neige. Il descend à 1750m environ.   Un peu plus au sud, dans le Beaufortain, il était possible de voire la neige apparaître au dessus de 1700m environ. A 2000m, une couche relativement uniforme de 5 à 10cm était présente jusqu'aux plus hauts sommets. Neige à 2100m d'altitude dans le Beaufortain - Thomas BLANCHAR pour Météo-Alpes (image Twitter)   En Vanoise, la limite était encore plus élevée et les cumuls plus faibles, il fallait monter au-dessus de 2400m à Val d'Isère pour voire la neige, et seuls quelques centimètres se sont déposés même à haute altitude. Le col de l'Iseran, 2764m, n'a pas été fermé bien que quelques ralentissements dus au verglas aient été observés selon les relevés GPS. Seul un soupoudrage recouvre les montagnes. Le lac de l'Ouillette, à gauche, se situe à près de 2500m et ne présente que des traces de neige. Au fond, le massif et les glaciers du Mont Pourri (3779m) n'ont presque pas reçu de neige. A droite, dans les nuages, la Grande Sassière (3747m) semble avoir reçu plus de neige malgré l'altitude équivalente (blocage sur la crête frontalière) - webcam de l'arrête des Lessières, Val d'Isère.   Plus au sud encore, sur la Meije et le Massif des Ecrins, l'enneigement s'est réduit au strict minimum avec un léger soupoudrage observable à partir de 3000m Comme nous pouvons le voir ici, la roche est à peine grisée par la neige dans les environs de l'Oisan. Seul un soupoudrage a concerné tout ce secteur des Alpes comme les Grandes Rousses ou Belledonne. Image Skaping   Il faut ensuite descendre jusqu'à l'extrême sud des Alpes, au sud du Mercantour pour retrouver la neige dans les environs de Tende, dans les Alpes Maritimes. Les orages présents sur la côte méditerranéenne ayant refroidi l'air et permis aux précipitations de se manifester aussi bas en latitude. La neige a été observée jusqu'à 1600-1700m sur ce secteur! Les sommets ceinturant le haut plateau de Chevolail' soupoudrés de neige pris depuis Tende par Béatrice Krier, pour météo06. Nous pouvons observer un peu de neige sur le Mont Bergiorin (1679m) à droite.   Le modèle Aroe du 8 septembre au matin était très juste concernant les hauteurs de neige et les massifs concernés. Voici sa sortie permettant de bien voir la localisation des massifs touchés. Prévisions du cumul de neige pour la journée du 8 septembre 2019 Arome 0z - meteociel   Dans les autres pays alpins >Italie La neige a été particulièrement abondante dans le Nord-Est du pays où elle est parfois descendue jusqu'à 1400m d'altitude mais en quantités bien plus importantes qu'en France, jusqu'à 70cm à seulement 2000m d'altitude comme ce fur le cas près du Stelvio et du massif de l'Ortles où le paysage est digne d'un mois de novembre. Les environs de l'Ortles et son massif - foto-webcam   30cm de neige sont tombés à Livigno sur la seule journée du 8 septembre >>   >Autriche Dans ce pays, les chutes de neige se sont surtout démarquées dans le Nord-Ouest où la limite est descendue jusqu'à 1400m, voire 1300m dans les massifs intérieurs. Il a été mesuré jusqu'à 50cm à 2500m Neige ce matin du 9 septembre à Schröcken - image foto-webcam   >Suisse En Suisse, les cumuls de neig sont relativement similaires à ceux obsrvés entre la Haute Savoie et l'Autriche à savoir une limite d'enneigement située entre 1400 et 1500m avec des cumuls assez importants passés 2000m. Le Haut Valais, les Grisons et le canton d'Uri ont été les plus touchés par cet épisode. Enneigement à Tiefenbach, dans le canton d'Uri, où 30cm de neige sont tombés.   La neige début septembre est-elle un évènement rare? Si la neige peut tomber toute l'année au dessus de 1800 à 2000m d'altitude, elle est couramment observée durant la 1ère quinzaine de septembre (environ une année sur trois), et même souvent en plus grandes quantités qui arrive souvent dès le premier rafraichissement de l'automne (donc à la mi-septembre, voire début octobre lors des automnes anticycloniques). Neige sur la chaîne de Belledonne le 10 septembre 2017 photographiée par Alain HERRAULT, pour Infoclimat >>   Neige fraîche sur les Aiguilles d'Arves le 9 septembre 2013 prise par Sébastien PAGES pour Infoclimat >>   - Le 31 août 2012, des chutes de neige sont observées jusqu'à 1800 m d'altitude dans les stations du Nord des Alpes (La Plagne, Val-d'Isère, Avoriaz, Chamrousse, l'Alpes-d'Huez...). - Le 1 septembre 2012, il neige au-dessus de 1700 à 1800 m d'altitude en Haute-Savoie. - Le 13 septembre 1998, de la neige aurait été observée jusque vers 800 m dans les Monts du Lyonnais et du Beaujolais - Le 7 septembre 1965, de la neige a été observée jusqu'à 1200m d'altitude dans les Alpes. Journal du 7 septembre 1965 faisant état des mauvaises conditions météorologiques en France. Si les coulées d'air frais sont fréquentes, les précipitations sont rarement associées à la masse d'air froid. Ainsi, il gèle assez régulièrement en plaine par rayonnement en flux de nord alors qu'il ne neige que rarement à relativement basse altitude.    
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Fin d'été : un dernier baroud d'honneur des fortes chaleurs ? (Wed, 11 Sep 2019)
Si l'été météorologique est terminé depuis le 1er septembre, l'été calendaire se poursuit lui jusqu'au 22 septembre. Autrement dit, si les premières offensives quelques peu automnales parviennent à se manifester en ce début de mois (marqué par le retour de la neige sur les Alpes du Nord), les fortes chaleurs ont encore leur mot à dire ! La tendance devrait en effet s'inverser progressivement la semaine prochaine. Après des températures globalement sous les moyennes de saison sur tout le pays, la bascule pourrait s'opérer entre le mercredi 11 et le jeudi 12 septembre avant une évolution bien plus douce... voire même chaude (scénario majoritaire) ! Température de la masse d'air (à 1500m d'alt) - moyenne des scénarios GEFS jusqu'au 24 septembre - Météociel   Anomalie des températures - période du 7-14 septembre et du 14-21 septembre 2019 - Modèle CFS via TropicalTidbits   Petit à petit, nous grapillerons plusieurs degrés au fil des jours à partir du milieu de semaine prochaine. Le ressenti pourrait devenir rapidement estival dans la moitié Sud (tandis que la partie Nord, ainsi que les vallées Alpines seront encore sous les nuages et sous un vent continental assez sensible). A terme, nous pourrions finir par dépasser la barre des 30°C le week-end prochain sur le Languedoc mais surtout dans le quart Sud-Ouest ! Températures maximales prévues - samedi 14 et dimanche 15 septembre 2019 - Météo-Villes   Et ce n'est pas fini ! Puisque certains modèles prolongent, accentuent et étendent cette "vague de chaleur" bien au delà de la mi-septembre. Des valeurs de 30°C au nord de la Loire, et un seuil de très forte chaleur (35°C) en Aquitaine pour la 2e décade de septembre ?! A confrmer, mais l'été ne semble donc pas encore terminé ! Températures maximales modélisées les 15-16-17-18 septembre 2019 - Modèle GFS via WxCharts Cette tendance semble relativement fiable (la plupart des modèles s'accordent sur ce retour de l'été). Toutefois, nous vous proposons de consulter nos prévisions actualisées afin d'obtenir davantage de précision sur le temps de votre région >> .  
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Lingling & Faxai : l'activité cyclonique également active dans le Pacifique (Tue, 10 Sep 2019)
L'ouragan Dorian a fait la une de l'actualité météorologique ces derniers jours avec un véritable désastre sur le nord des Bahamas (lire notre actualité dédiée >>). Pourtant, le bassin nord-Atlantique n'est pas le seul secteur actif en cette période de l'année. Le Pacifique, et notamment le bassin Pacifique Nord-Ouest est le secteur où le nombre de cyclones (appelés typhons dans cette partie du globe) est le plus important. La température particulièrement élevée de l'eau (entre 28 et 31°C) est un ingrédient majeur dans la formation de ces puissants systèmes tropicaux. Historique des trajectoires de cyclones sur la période 1945 - 2006 Température de la surface de la mer - vendredi 6 septembre 2019 - Météociel   Pendant que Dorian continuait a attirer l'attention près des côtes Américaines, deux systèmes cycloniques se sont en effet formés sur le Pacifique Nord-Ouest : Lingling (péninsule Coréenne) et Faxai (sud du Japon). Typhons Lingling et Faxai - samedi 7 septembre 2019 - Satellite Himawari-8   Il s'agit des 14e et 15e systèmes tropicaux sur cette partie du globe lors de cette saison 2019 (contrairement à l'Atlantique, les typhons peuvent ici s'y former tout le long de l'année). Lingling a atteint le stade de typhon majeur de catégorie 4 (sur l'échelle de Saffir-Simpson) en cette fin de semaine en mer de Chine Orientale. Il s'est dirigé vers la péninsule de Corée, finissant par toucher terre en Corée du Nord, tout près de la capitale Pyongyang en s'étant affaibli (catégorie 1). Il s'est accompagné de vents soutenus moyens de 120km/h et de rafales supérieures à 150km/h, mais également de fortes pluies sur ce secteur. Quant à Faxai, ce typhon vient tout juste d'atteindre la catégorie 1 au cours de la journée précédente. Sa trajectoire est menaçante puisqu'il devrait se diriger vers le sud du Japon, et notamment vers sa capitale Tokyo, tout en se renforçant (un potentiel catégorie 3). Trajectoires (historique et prévision) des typhons Lingling et Faxai - RSMAC   Si les vents sur la Péninsule Coréenne devraient rapidement faiblir (rétrogradation imminente de Lingling en tant que simple dépression tropicale), il faudra surveiller étroitement la situation au niveau du typhon Faxai. Les prévisions tablent pour des vents soutenus qui pourraient approcher les 190km/h, ainsi que des rafales bien supérieures à 200km/h, tout ceci aux abords de Tokyo dimanche soir ! Prévision des rafales de vent jusqu'au 11 septembre 2019 - typhons Lingling et Faxai - Windy   Suivez l'évolution de ces deux systèmes tropicaux via les images satellites actualisées automatiquement toutes les demi-heure. LINGLING :   FAXAI :  
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